Lors de discussions ou de conférences sur l’environnement, les gens nous disent souvent: « J’espère que vous ne serez pas culpabilisant ou moralisateur ». Ceci incite les environnementalistes à se limiter souvent à dire qu’il faut « changer de mode de vie » sans entrer dans les détails. Or c’est lorsque des exemples sont mentionnés que les gens se sentent vraiment concernés.

Les principaux champs d’activité où il faut changer sont :

  • Maison : la localisation est très importante (près des services et bien desservie en transports en commun); et la taille (même si on a de moins en moins d’enfants, nos maisons sont de plus en plus grandes);
  • Auto : nous achetons de plus en plus des grosses autos. De plus, les gains d’efficacité et de réduction de consommation d’essence ont été accompagnés par un plus grand usage (on l’utilise plus et pour aller plus loin);
  • Avion : l’utilisation de l’avion est le moyen de transport le plus polluant. Celui-ci croit de 5% par année. Faire des voyages en avion est rendu une véritable mode;
  • Viande : les exigences en céréales et en eau pour produire de la viande sont considérables. Pour produire une livre de bœuf, de porc ou de poulet, il faut respectivement 16, 6 et 3 livres de céréales. L’idéal est évidemment d’être végétarien.

En lisant ces lignes, il se peut que vous vous sentiez interpellé et que ce soit le début d’un processus de changement. Il se peut aussi que vous ayez une réaction de défense; alors le changement sera pour plus tard. Toutefois, il faut être bien conscient que changer notre mode de vie n’a rien de facile. On y viendra sur une base volontaire et ce sera plutôt agréable ou on y sera contraint par la force des choses et ce sera pénible.

 

Cet article est paru dans Le Carnet des Simplicitaires et dans Le Soleil

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