Par Pascal Grenier
Publié le 29 septembre dans le journal Métro, l’Aut’journal, Presse-toi à gauche et Le Journal de Québec.

Le gouvernement Trudeau viens de donner le feu vert pour la construction de l’oléoduc et autres équipements du projet Pacific Northwest (36 milliards$) devant transporter du gaz naturel dans le nord de la Colombie Britannique.

Or ce projet n’est pas une mince affaire car il pourrait faire augmenter les gaz à effet de serre de 8% en Colombie Britannique et de 1% au Canada. Ici le gouvernement Trudeau fait, de toute évidence, passer l’économie bien avant l’environnement. Or que ferons-nous des jobs et de l’argent lorsque nous aurons détruit ce que le pape François appelle « notre maison commune ».

Cette décision est prise dans un contexte ou même la rentabilité du projet est douteuse. En effet, le prix du gaz est en chute libre depuis quelques mois, ayant diminués de 75% depuis 2 ans. À court et à moyen terme on ne prévoit pas d’embelli, sinon avant 2040. En plus, le promoteur a perdu des millions depuis quelques années et est en restructuration ce qui rend le projet encore plus incertain.

La lune de miel de M. Trudeau semble tirer à sa fin et il montrera enfin son vrai visage. Tant qu’à Mme McKenna, la ministre de l’environnement, comment peut-elle défendre sa position de limiter l’accroissement de la température du globe à 1,5 degré Centigrade et être favorable à un tel projet. De plus, cela prépare très mal la réunion des ministres de l’environnement des provinces canadiennes la semaine prochaine.

Tout ça me rend très inquiet pour les décisions à venir sur les autres oléoducs et celui, entre autre, d’Énerdie Est.

Honte à vous Justin Trudeau et Catherine McKenna.

Pascal Grenier
Québec
(418) 529-7890

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